Evolutions des SI dans les entreprises

Un des enseignements tirés du Darwinisme est que la qualité d’un système nerveux d’un organisme vivant détermine sa capacité à anticiper le changement, à s’y adapter et ainsi survivre et prospérer.
Sous la pression des bouleversements économiques et technologiques, les entreprises sont soumises aujourd’hui à la même loi.
Elles doivent, à cet égard, avoir un système nerveux leur permettant de mieux rassembler données et compétences, mieux décider en connaissances de causes et mieux coordonner les actions pour anticiper les changements d’une manière agile et efficace.
Le système nerveux de l’entreprise est son système d’information. L’analogie entre le système nerveux de l’homme et celui de l’entreprise existe bien. Tout d’abord, comme c’est le cas du corps humain, l’entreprise doit être dotée de terminaisons nerveuses lui permettant de réaliser ce que le cerveau lui commande. Ensuite, l’entreprise doit s’organiser autour d’un référentiel commun, sinon universel, pour produire et échanger l’information. Après la mise en œuvre de l’infrastructure, il est primordial d’avoir des applications métiers transversales pour accroître la remontée des données par l’utilisateur (cellule du corps) au contact direct avec l’information. Tous ces composants du système nerveux de l’entreprise doivent fonctionner d’une manière concordante et collaborative pour anticiper les changements et évoluer rapidement en conséquences.

Cependant, on constate que les systèmes d’informations des entreprises deviennent de plus en plus des freins et des sources de pesanteurs. Les principales raisons sont :

  • Ces SI se sont construit historiquement en se complexifiant. Partant de la juxtaposition de briques orientées produit ou service à des chaînes multidimensionnelles visant à données des vues globales.
  • L’accélération des évolutions sous la pression du marché et des concurrents induit un besoin croissant de réactivité face auquel le système d’information des entreprises apparaît de plus en plus comme un frein et une source de pesanteurs.
  • La contrainte économique oblige dans le même temps à un effort constant d’optimisation des coûts.

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